Le rôle des femmes pendant la Seconde Guerre mondiale

Le rôle des femmes pendant la Seconde Guerre mondiale : celles qu’on a trop souvent laissées dans l’ombre

Paris sous l’occupation allemande, 1944 (LIDO/SIPA). Source : https://1945babyboom.eklablog.com/

Quand on parle de la Seconde Guerre mondiale, on pense souvent aux soldats, aux maquisards, aux chefs de réseaux, aux grandes figures de la Résistance. Dans les faits, on pense moins aux femmes. Pourtant, elles sont partout.

Je m’explique :

Elles font la queue pendant des heures pour nourrir leur famille. Elles mentent à un soldat allemand pour protéger un voisin. Elles cachent un réfractaire dans une cave. Elles transportent un message cousu dans une doublure, un faux papier dans un sac, une adresse retenue par cœur. Certaines résistent ouvertement. D’autres survivent en silence. Beaucoup font les deux, sans jamais porter d’uniforme. Certaines collaborent horizontalement, parce qu’elles sont tombées amoureuses de l’ennemi ou pour nourrir leurs enfants.

La guerre leur demande d’être mères, ouvrières, infirmières, agricultrices, secrétaires, passeuses, agentes de liaison, parfois espionnes. C’est faire preuve de courage, de sang-froid, de faire des choix difficiles… et se retrouver face à des dilemmes moraux.

Après la guerre, leur rôle est souvent résumé, minimisé, rangé derrière celui des hommes qui ont pris les armes. Or, elles ont aussi pris des fusils et se sont jetées dans la mêlée, en plus de leurs rôles dans l’ombre. En réalité, on se souvient des grandes figures, mais on oublie les gestes ordinaires qui, parfois, ont sauvé d’autres personnes. Ces femmes là, elles représentent différentes facettes de la guerre du côté des civils.

Pour ma part, je vois :

  • Un repas que l’on partage à deux ou à plusieurs malgré le rationnement, la faim, le froid.
  • Un silence gardé sous la menace.
  • Un secret gardé au chaud.
  • Une lettre détruite ou dissimulée avant qu’elle ne tombe entre de mauvaises mains.
  • Des femmes qui se sont retroussées les manches. Qui ont été torturées. Qui ont pleuré. Qui ont aimé.

Alors oui, ce sont ces femmes-là qui m’intéressent.

Elles ne se pensent pas héroïnes, mais elles avancent quand même. Ce sont celles qui aiment, doutent, tremblent, mentent parfois, choisissent mal ou trop tard. Elles vivent l’Histoire non pas depuis des livres, mais depuis leur cuisine, leur rue, leur corps, leur peur.

Dans mes romans historiques sentimentaux, j’aime raconter cette guerre-là : celle des émotions, des contradictions, des dilemmes et des liens qui se tissent au cœur même des ténèbres.

Parce que l’Histoire n’a jamais été seulement une affaire de batailles, elle a aussi été une affaire de femmes.

Si ces destins vous touchent, mes romans explorent justement ces voix féminines prises dans la résistance, l’Occupation, la collaboration, les secrets et les choix impossibles.

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Partie de couverture de Résistement Vôtre, Caroline Mertz

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